Panique sur les marchés : le « Liberation Day » de Trump plonge les indices dans le rouge
- Joshua Hepner

- 7 avr. 2025
- 3 min de lecture

Le mercredi 2 avril, surnommé « Liberation Day » par Donald Trump, aura tenu ses promesses en provoquant une chute brutale des marchés financiers mondiaux. Cette journée, présentée comme « l'une des plus importantes de l'histoire américaine » et une « déclaration d'indépendance économique », s'est rapidement transformée en cauchemar pour les investisseurs du monde entier, touchant particulièrement le secteur des cryptomonnaies.
Des tarifs douaniers qui secouent l'économie mondiale
Le président américain impose désormais un tarif douanier minimal de 10% pour tous les pays importateurs, allant même jusqu'à plus de 50% pour certains. La Chine est particulièrement visée avec un taux de 34%, tandis que l'Union européenne devra composer avec un tarif de 20%.
Cette décision, annoncée dans le jardin de la Roseraie de la Maison Blanche, s'inscrit dans une stratégie qualifiée par Trump de renforcement de « l'avantage concurrentiel américain » et de protection de la « souveraineté nationale ».
Ces nouvelles barrières commerciales ont provoqué un vent de panique sur les marchés financiers traditionnels. Le Dow Jones a immédiatement perdu 7%, le S&P 500 a chuté de 8,3%, et le Nasdaq a plongé de 8,5%. L'onde de choc s'est propagée aux marchés internationaux, laissant craindre le début d'une nouvelle guerre commerciale mondiale alors que l'Union européenne prépare déjà des mesures de rétorsion.
L'écosystème crypto en chute libre
Ce lundi matin, l'univers des cryptomonnaies encaisse également de lourdes pertes. Le Bitcoin, qui avait récemment atteint des sommets historiques, s'effondre de près de 10% pour s'établir à 75 188,69 dollars. La situation est encore plus dramatique pour Ethereum, qui dégringole de 20%, tandis que la capitalisation totale du marché crypto recule de 13%.
Cette correction brutale s'illustre parfaitement dans l'indice Fear & Greed, un baromètre clé du sentiment des investisseurs crypto. Cet indicateur, qui oscillait récemment dans la zone de « cupidité » et même de « cupidité extrême », plonge maintenant à 17, signalant une « peur extrême » sur le marché. Ce basculement spectaculaire témoigne d'un changement radical d'attitude des investisseurs, passant en quelques jours seulement de l'euphorie à la panique.
Un marché crypto en territoire de peur extrême
L'indice Fear & Greed, qui évalue le sentiment du marché sur une échelle de 0 (peur extrême) à 100 (cupidité extrême), intègre plusieurs variables comme la volatilité, les tendances des réseaux sociaux, les sondages et la dynamique du marché. Sa chute vertigineuse reflète un niveau d'anxiété que les marchés crypto n'avaient pas connu depuis plusieurs mois.
L'image est particulièrement sombre sur le heatmap des cryptomonnaies, dominé par des nuances de rouge. Bitcoin, malgré sa position dominante à 61,72% du marché, n'échappe pas à la tendance baissière. Les altcoins souffrent encore davantage, avec des chutes plus prononcées pour XRP (-19,38%), SOL (-18,15%) et de nombreuses autres monnaies alternatives.
Vers une prolongation de la crise ?
Face à cette situation, les analystes s'interrogent sur la durée potentielle de cette crise. Historiquement, les guerres commerciales ont rarement été favorables aux marchés, augmentant le coût des biens pour les consommateurs tout en réduisant les flux commerciaux. La réaction des partenaires commerciaux des États-Unis pourrait aggraver davantage la situation.
Pour le marché crypto, particulièrement sensible au contexte macroéconomique et au sentiment général des investisseurs, cette période de turbulence pourrait se prolonger. Toutefois, certains observateurs rappellent que les moments de « peur extrême » offrent parfois des opportunités d'achat pour les investisseurs à long terme, suivant l'adage boursier « acheter quand le sang coule dans les rues ».
La volatilité actuelle rappelle une fois de plus la nature cyclique des marchés financiers, et particulièrement du secteur crypto. Alors que les régulateurs et les dirigeants politiques s'adaptent à cette nouvelle donne économique, les investisseurs retiennent leur souffle, attendant de voir si ce « Liberation Day » sera finalement perçu comme un point de rupture ou comme une simple correction dans un cycle plus large.



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