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Trump contre Powell : la guerre ouverte à la Fed



La colère du président américain contre le patron de la Réserve fédérale s'intensifie après la destitution de Gary Gensler de la SEC.

Dans un message cinglant sur Truth Social, Trump a explicitement menacé de limoger Jerome Powell, accusé d'être "toujours TROP TARD ET A TORT" dans ses décisions monétaires.

Cette attaque frontale survient dans un contexte de divergence marquée entre la politique de la BCE, qui vient de baisser ses taux pour la septième fois consécutive, et celle de la Fed américaine qui maintient une position plus conservatrice.

Le président américain, qui avait déjà obtenu le départ du chef de la SEC quelques mois plus tôt, semble désormais déterminer à reprendre le contrôle de la politique monétaire américaine, mettant à l'épreuve l'indépendance traditionnelle de l'institution.

Cette confrontation sans précédent soulève d'importantes questions sur les limites du pouvoir présidentiel et les conséquences potentielles pour l'économie américaine et les marchés financiers mondiaux.


Une attaque frontale contre la politique monétaire


"La BCE devrait réduire ses taux d'intérêt pour la 7ème fois, et pourtant, 'Trop Tard' Jerome Powell de la Fed, qui est toujours TROP TARD ET A TORT, a publié hier un rapport qui était un autre 'désastre' typique et complet", a déclaré Trump sur Truth Social le 17 avril 2025.


Cette sortie virulente intervient alors que la BCE vient de baisser son taux directeur à 2,25%, tandis que la Fed américaine maintient sa position prudente.

"Le licenciement de Powell ne peut pas venir assez vite !", a ajouté Trump, menaçant directement l'indépendance traditionnelle de la banque centrale.



Peut-il vraiment renvoyer Powell ?


Juridiquement, la question reste complexe.

Selon la loi fédérale, les membres du conseil des gouverneurs de la Fed ne peuvent être révoqués que "pour motif valable" généralement une faute professionnelle, et non des désaccords politiques.


Powell lui-même a réaffirmé cette protection : "Notre indépendance est une question de droit. Les gouverneurs de la Réserve fédérale ne sont pas révocables sauf pour motif valable."


Pourtant, l'administration Trump avance ses pions. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a récemment évoqué le début d'entretiens pour de possibles remplaçants dès l'automne 2025.


Après Gensler, un nouveau trophée ?


Cette menace rappelle le départ forcé de Gary Gensler de la SEC en janvier 2025.

Si Powell venait à être écarté, Kevin Warsh, ancien gouverneur de la Fed et critique de la politique monétaire actuelle, serait favori pour le remplacer.


La bataille entre Trump et Powell reflète deux visions économiques opposées : d'un côté, un président qui privilégie la croissance immédiate, de l'autre, une banque centrale préoccupée par la stabilité des prix à long terme.


Elizabeth Warren, sénatrice démocrate, a déjà mis en garde : "Les marchés s'effondreront si Trump peut renvoyer Powell", soulignant les risques d'instabilité qu'une telle décision entraînerait. (CNBC)


Avec le mandat de Powell qui s'étend jusqu'en mai 2026, Trump pourrait patienter pour nommer son successeur légalement. Mais son impatience suggère qu'il pourrait tenter de forcer la décision, mettant en péril l'un des piliers traditionnels de la stabilité économique américaine.

 
 
 

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